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Mouvement pour l’arrêt immédiat du nucléaire

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28 septembre 2016
Mouvement pour l’Arrêt Immédiat du Nucléaire

Les cibles

En France, depuis leur origine, les mouvements antinucléaires agissent essentiellement selon les modes suivants :

  1. Information de la population sur les méfaits de l’atome (laquelle, d’ailleurs globalement consciente, est majoritairement hostile à cette industrie)
  2. La contestation, soit par des commémorations et autres manifestations de rue diverses et variées, quasiment plus médiatisées.
  3. Des actions judiciaires suite aux « accidents » de fonctionnement des centrales mettant en cause les exploitants de l’industrie nucléaire (EDF, AREVA, COMURHEX …), avec de trop minces succès.
  4. Des intrusions très spectaculaires et médiatiques dans le périmètre des centrales, qui ont pour résultat d’augmenter les mesures policières de protection des réacteurs au lieu de celle de la population.

Ainsi, le militantisme antinucléaire qui se trouve depuis près de 40 ans paralysé et inefficace (la collaboration des leaders de l’écologie politique aux divers gouvernements n’y étant pas forcément étrangère), se délite actuellement de divisions en refondations.

L’Allemagne a fermé petit à petit ses réacteurs, et verra, en 2022, l’extinction totale de l’industrie nucléaire. L’Italie depuis 1990 n’a plus de réacteur en fonctionnement, l’Autriche n’a jamais mis en service son seul réacteur construit en 1978. La Suède avait, elle, décidé la « sortie » en 1980, mais hélas, en 2009, elle y renonce en autorisant le remplacement des vieilles centrales.

L’Angleterre, comme la France , seules puissances nucléaires militaires d’Europe, quant à elles, persistent et signent pour de nouvelles constructions de réacteurs.

Effectivement, la France a une double spécificité en la matière : tout d’abord la part colossale de l’atome dans la production d’électricité, et d’autre part l’existence et le maintien de la force de frappe nucléaire militaire, garante de la « grandeur de la France » et qui fait sa fierté.

Se surajoute à ce double handicap, la confiance aveugle en l’excellence de nos scientifiques, qui nous infantilisent et nous imposent cette technologie morbide en dictant leurs choix à nos gouvernants.

Ces scientifiques , issus pour la plupart des grands corps d’État, (X, Ponts, Mines, … ), tous promoteurs zélés de l’atome, sont , tout comme les lobbies financiers, les véritables décideurs politiques .

Le combat contre le nucléaire est donc devenu en France extrêmement difficile.

Devant, donc, l’échec patent du mouvement antinucléaire, le MAIN se propose de tenter une tout autre stratégie pour parvenir à mettre à l’arrêt l’ensemble du parc nucléaire français, civil et militaire : elle consiste à mettre en cause les véritables responsables de la poursuite du nucléaire en France, à savoir l’ASN et son satellite l’IRSN .

Pourquoi  ?

Car l’ASN se doit de garantir la sûreté, c’est son unique mission, nous protéger  [1]. Son surnom n’est-il pas « le gendarme du nucléaire » ? Elle dispose à cette fin de réels pouvoirs, car elle seule peut imposer l’arrêt immédiat des réacteurs, même si elle le fait au nom de l’État !

Cette institution peut constituer le cheval de Troie du système . Car ses présidents successifs, Lacoste puis Chevet, ont déclaré que l’accident majeur est possible en France. Cela signifie que l’Autorité de sûreté n’est pas en mesure d’assurer cette sûreté, sauf à mettre à l’arrêt l’ensemble des installations, toujours plus vieilles et dangereuses.

L’ASN, garante de la sûreté, et avouant ne pouvoir la garantir, est donc la cible.

L’ASN doit, de plus, assurer la radioprotection de la population ( cf. note 1).
Notre « dossier ASN » (Dossier ASN sur le site MAIN) montre, s’il en était besoin, qu’il n’en est rien : l’ASN et son bras droit l’IRSN ne font qu’adapter la protection à un niveau de coût raisonnable  [2].

De nombreux habitants de ce pays sont donc morts ou malades du seul fait du fonctionnement régulier des centrales.

ASN et l’IRSN sont donc responsables de ces morts et ces malades. ASN et IRSN sont la cible .

Ayant identifié les cibles, vous pouvez passer au menu suivant : «  J’agis !  »

Notes

[1Voir l’auto présentation de l’ASN http://www.asn.fr/L-ASN, dont voici le titre : « L’ASN assure, au nom de l’État, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l’environnement des risques liés aux activités nucléaires. Elle contribue à l’information des citoyens. »

[2« C’est le principe ALARA (as low as reasonably achievable) : il faut maintenir les expositions aussi bas qu’il est raisonnablement possible ». Cette doctrine est adoptée par l’IRSN : http://www.irsn.fr/FR/connaissances.... Le terme "raisonablement" est « entendu aux conditions économiques et sociales existant au moment où l’on parle dans le contexte du sujet », c’est à dire qu’on évalue la prévention selon des statistiques de morbidité et de santé coût / bénéfice .

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