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Mouvement pour l’arrêt immédiat du nucléaire

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28 septembre 2016
Mouvement pour l’Arrêt Immédiat du Nucléaire

Dossier ASN

ASN, IRSN, CEA, ANDRA,

Ils sont tous des « professeurs Pierre Pellerin »

( Les nuages radioactifs s’arrêtent aux frontières de la France)

Glossaire

  • ASN : Autorité de Sûreté Nucléaire.
  • IRSN : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire.
  • CEA : Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives.
  • ANDRA : Agence Nationale pour la gestion des Déchets RAdioactifs.

0) Rebondissements récents

Il est apparu récemment de nouveaux faits extrêmement graves, ayant conduit l’ASN à ordonner l’arrêt de plusieurs réacteurs. Pour simplifier, pièces extrêmement stratégiques placées sous le « principe d’exclusion » (anomalies considérées comme « impossibles », donc non vérifiées), falsification de dossiers (une toute première dans l’histoire du nucléaire français), qualité mécanique tout à fait insuffisante des aciers fabriqués au Creusot, avec des exploitants qui cachent sciemment les anomalies, Générateurs de vapeur défectueux...
Et, donc, que fait l’ASN ?
Elle autorise (sans publication) le redémarrage de certains réacteurs (Dampierre 3, Tricastin 3 et Gravelines 2), obligeant l’Observatoire du nucléaire à déposer 3 référés pour la « suspension d’autorisation non publiée ».
Une course manifestement engagée par ASN / IRSN, sous la pression manifeste des exploitants et de l’État, vers l’accident majeur inéluctable, sur lequel la suite du dossier fait une place privilégiée.

I) L’accident majeur : Tout le monde accepte sa survenue très prochaine

Le présent dossier a pour but de démontrer le rôle mortifère des organismes de « sûreté » censés protéger la population. Ceux-ci la rassurent, émettent des avis, des recommandations. Tout le monde se croît protégé par ces organismes censés être indépendants.

Or, en utilisant leurs propres publications, leurs propres déclarations publiques, ainsi que des études scientifiques internationalement reconnues, nous allons prouver que ces organismes :

1°) sont là uniquement pour promouvoir l’atome et toutes ses déclinaisons, civiles ou militaires,

2°) n’assurent aucunement la sécurité des habitants de ce pays,

3°) sont responsables, par leur silence coupable, ou leurs préconisations feignant de garantir la sûreté, entre autres, des morts actuelles d’enfants développant des cancers radio-induits autour des centrales et autres installations du cycle nucléaire (multiples études internationales tout à fait incontestables, et d’ailleurs non contestées formellement par l’IRSN), ainsi que des innombrables effets délétères qui vont s’abattre sur notre population lors du très prochain accident majeur dont l’ASN nous prévoit la survenue probable.

4°) consacrent une considérable partie de leurs activités à faire des recherches sur la manière de limiter les effets délétères de l’accident qui va survenir, et ce, au lieu d’arrêter ces machines de mort avant qu’il survienne !

Nous allons initier ce dossier par les interviews des 2 derniers présidents de l’ASN, à savoir André-Claude Lacoste et Pierre-Franck Chevet.

Les interviews :

Interview de Pierre-Franck Chevet, Libération, le 3 mars 2016 par Coralie Schaub :

http://www.liberation.fr/futurs/2016/03/03/il-faut-imaginer-qu-un-accident-de-type-fukushima-puisse-survenir-en-europe_1437315

Interview d’André-Claude Lacoste, le Monde, le 30 mars 2011 par Pierre Le Hir et Hervé Morin :

http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/03/30/m-lacoste-on-ne-peut-garantir-qu-il-n-y-aura-jamais-d-accident-grave-en-france_1500585_1492975.html

Tout d’abord, un commentaire sur les déclarations d’André-Claude Lacoste. Extrait :

« Question :Un accident nucléaire majeur peut-il survenir en France ?

Je l’ai toujours dit : personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais un accident grave en France. Il convient de faire deux choses : essayer de réduire la probabilité que cela arrive, ainsi que les conséquences, si cela arrive. C’est toute la philosophie de la sûreté nucléaire. »

Nous avons là la définition du rôle de l’ASN :

a) réduire les probabilités de l’accident

b) s’y préparer, (donc admettre son inéluctabilité), et gérer les conséquences !

Il est alors aisé de continuer avec Pierre-Franck Chevet :

« Question :Diriez-vous qu’« EDF sous-estime le risque d’un accident nucléaire », comme l’a fait en 2012 Jacques Repussard, le directeur de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire ?

(Pause. Soupir) Je n’ai pas ce sentiment. Ils sont dans leur rôle, veulent nous convaincre qu’ils font les choses bien, c’est la vie. Après Fukushima, il me paraît de toute manière assez difficile d’avoir une telle position. On l’avait affirmé alors et on continue à le faire, on n’a pas de problème à dire qu’un accident est possible. »

Les choses sont donc claires. Deux présidents successifs de l’ASN disent que l’accident est … possible. Par ailleurs, le contexte de difficultés économiques des acteurs du nucléaire accroît bien évidemment le risque, car la sûreté est souvent le dernier poste dont on abonde les finances. Cela apparaît clairement dans cet interview de Pierre-Franck Chevet.

Nous sommes donc, nous disent-ils, dans la situation suivante :

L’accident majeur va survenir,demain ou après demain. La seule sûreté qu’on peut vous garantir, c’est d’essayer d’en limiter les conséquences.

Ce qui est très grave, également, dans cet entretien avec Pierre-Franck Chevet, c’est sa défiance envers Jacques Repussard, qui « sous estime le risque ».

L’autorité a donc un bras droit dont elle se méfie, et ne lui fait pas confiance.

Si l’on résume la situation, 483 personnes pour l’ASN, 827 pour l’IRSN, 15958 personnes pour le CEA, 648 pour l’ANDRA - plus une batterie d’experts en communication/manipulation de chez EDF et Areva - œuvrent, avec nos impôts, à la désinformation destinée à nous affirmer, contre toute évidence, que le nucléaire est sûr.

Si l’on prend en compte les diverses déclarations des acteurs, politiques, médiatiques, scientifiques, il apparaît donc que :

Lorsque l’accident majeur sera là, demain, inéluctablement,

1°) Les politiques ne seront responsables de rien, puisqu’une Autorité de sûreté, indépendante, était aux commandes avant l’horreur, et continuait à autoriser les activités atomiques,

2°) Les journalistes et autres médias ne seront pas responsables puisque les politiques considéraient, en référence aux autorités de sûreté, que tout allait bien, et qu’ils préféraient faire confiance à ces autorités de sûreté, plutôt qu’aux « méchants » antinucléaires, y compris scientifiques, qui les abreuvaient, depuis tant d’années, d’infos ô combien négatives sur l’atome, ses dangers et ses morts, que l’on s’empressait de passer à la trappe.

3°) L’ASN et l’ensemble des corps scientifiques, disons d’État, eux non plus, ne seront responsables de rien. La belle affaire, on vous avait prévenu, l’accident majeur est possible, on s’est donc entièrement dédouanés !!!!

Et voila comment on écrit l’histoire : pas de responsable, y compris le seul organisme qui aurait pu, de par son statut, arrêter le massacre.

II) Manipulations scientifiques diverses :

Au départ, il apparaissait que le travail de constitution de ce dossier ASN, IRSN, CEA, ANDRA allait être compliqué et qu’il allait falloir chercher l’information en creusant très loin dans les dossiers.

Or, il apparaît qu’en se promenant simplement, entre autres, dans le site internet de l’IRSN, ses avis, ses bases de données, sur lesquelles s’appuie l’ASN, et ce, quelle que soit l’étude sur laquelle on se penche, les manipulations, bricolages idéologiques, pseudo résultats scientifiques forment l’essentiel de ces travaux, bref, du « pipotage » en grandeur nature.

Et, depuis internet, ces organismes publient, et mettent à disposition du public, à l’envi, leurs publications. Persuadés qu’en dehors d’eux-même, et de leurs pairs, personne n’ira se plonger dans leurs affirmations, leurs chiffres, leur bla bla, leurs diagrammes, leur sabir pseudo scientifique.

Or, d’expérience, on s’aperçoit qu’il suffit, citoyen lambda ayant quelque culture scientifique, de se pencher sur ces torrents de verbiage, pour s’apercevoir que, comme tout un chacun, on peut en découvrir des failles énormes, de « copier/coller » d’autres textes, d’autres thèses, sans rapport avec le fond du sujet. Bref, ces « scientifiques » sont payés, comme a pu l’être Honoré de Balzac, « à la page », peu importe son contenu (ce qui n’était pas le cas de Balzac).

Nous allons donc développer, dans ce dossier, quelques exemples, qui seront peu à peu abondés par les nombreux citoyens éclairés qui l’enrichiront de leurs contributions. Les publications du lobby scientifique nucléariste sont extrêmement nombreuses, les études critiques vont continuer à pleuvoir, nucléocrates, tenez-vous bien !

A) Exemple du traitement par l’IRSN de l’accident majeur de Tchernobyl :

Pour ce premier exemple, qui, nous pensons, est symptomatique d’une peudo-science aux services d’un lobby, penchons nous sur l’IRSN et Tchernobyl. On trouve, ici, un rapport et une vidéo sur le travail de l’IRSN, 30 ans après, sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl : rapport Tchernobyl : IRSN : Rapport Tchernobyl 30 après

La vidéo est ici :

http://irsn.flvstream.customers.artful.net/bdc/tchernobyl/IRSN_panache-tchernobyl-commente.flv

Ci dessous est reproduit le verbatim des commentaires de cette vidéo :

« La simulation qui va vous être présentée a été réalisée par l’IRSN en 2005 grâce à une nouvelle génération de modèles opérationnels de dispersion atmosphérique qu’il a développés pour être utilisés en cas de crise nucléaire. »

Pour qualifier son nouveau modèle de dispersion à longue distance, l’IRSN l’a appliqué aux rejets atmosphériques de Césium 137 provoqués par l’accident de Tchernobyl en reconstituant les conditions météorologiques observées en Europe au cours des jours ayant suivi l’accident.

Ce modèle a calculé la répartition de la contamination de l’air au niveau du sol à l’échelle de l’Europe, quart d’heure après quart d’heure entre le 26 avril et le 10 mai 1986. Les résultats ainsi obtenus ont été ensuite comparés aux résultats de mesures acquis en Europe au cours de la même période, ce qui a permis de constater une concordance satisfaisante.

Découvrez le déplacement du nuage radioactif grâce à la représentation de l’activité volumique du Césium 137 au dessus de l’Europe entre le 26 avril et le 6 mai 1986. Le 26 avril 1986, à 1h23, un très grave accident se produit sur le réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl, en territoire ukrainien de l’union soviétique. Au total, ce sont près de 12 milliards de milliards de becquerels qui, en 10 jours, partent dans l’environnement. Les rejets radioactifs les plus importants se produisent au moment de l’explosion du réacteur, et s’élèvent jusqu’à plus de 1200m de hauteur. Les rejets se poursuivent jusqu’au 5 mai sous l’effet de l’incendie consécutif à l’accident, puis, de l’énergie dégagée en continu par le cœur détruit du réacteur. Entre le 26 avril et la mi-mai 1986, le panache dissémine des éléments radioactifs sur la plupart des pays d’Europe.Dans un premier temps, le vent emporte vers le nord ouest les matières radioactives rejetées le 26 avril. Parvenu au dessus des pays baltes, puis de la Scandinavie le 28 avril, ce panache est rabattu vers l’est, puis vers le sud, ramenant les polluants vers l’Europe centrale et les Balkans.Le panache correspondant aux rejets du 27 avril se dirige vers l’Europe de l’Ouest, l’Allemagne, la France et le nord de l’Italie, où il parvient entre le 30 avril et le 5 mai. Il est ensuite repris par un vent du sud qui le conduit sur les îles britanniques épargnant ainsi l’Espagne et le Portugal. Les rejets émis par la centrale à partir du 28 avril sont emportés vers l’est et le sud en direction de la Russie, du Caucase, de la Méditerranée orientale, et de l’Europe centrale. Ce faisant, les matières radioactives correspondant aux différents rejets et trajectoires, se mélangent pour former une masse d’air contaminée qui recouvre la majeure partie de l’Europe, à des concentrations de plus en plus faibles avec l’accroissement des distances. L’IRSN a en outre établi que les dépôts au sol de contaminants radioactifs n’ont été significatifs sur le territoire français que là où les pluies d’averse ont lavé l’atmosphère, avec des conséquences négligeables pour la santé, compte tenu, en particulier, de modes d’alimentation faisant en général appel à des produits d’origines géographiques très variées. »

Après visionnage de cette vidéo, ce qui est souhaitable pour la compréhension de la suite de ce réquisitoire, nous allons prouver que ce commentaire est un joyau de « pipotage » scientifique. Nous allons l’examiner en détail :

1°) La simulation qui va vous être présentée a été réalisée par l’IRSN en 2005 grâce à une nouvelle génération de modèles opérationnels de dispersion atmosphérique qu’il a développés pour être utilisés en cas de crise nucléaire. »

Ah, comme on est beaux et forts, nous, à l’IRSN, on a des nouveaux « modèles de dispersion atmosphérique », qui, de plus sont «  opérationnels  » ! Diable, que demande le peuple, et qu’est-ce que ça signifie ?

Au passage, on constate que le travail de l’IRSN, comme il a été exposé plus haut, ne se consacre qu’à la « crise nucléaire  », un mot gentil pour l’accident majeur, auquel il nous prépare.

La phrase suivante est extrêmement parlante :

« Pour qualifier son nouveau modèle de dispersion à longue distance, l’IRSN l’a appliqué aux rejets atmosphériques de Césium 137 provoqués par l’accident de Tchernobyl en reconstituant les conditions météorologiques observées en Europe au cours des jours ayant suivi l’accident.Ce modèle a calculé la répartition de la contamination de l’air au niveau du sol à l’échelle de l’Europe, quart d’heure après quart d’heure entre le 26 avril et le 10 mai 1986. Les résultats ainsi obtenus ont été ensuite comparés aux résultats de mesures acquis en Europe au cours de la même période, ce qui a permis de constater une concordance satisfaisante.

 »

Extraordinaire IRSN, capable de disposer d’un ensemble de données météorologiques européennes suffisamment précises pour alimenter un « modèle de dispersion », et ce, quart d’heure après quart d’heure. Trop fort, l’IRSN ! La météorologie doit sans doute être une science exacte, dont les données sont, en 1986, d’une merveilleuse précision et régularité, dans tous les pays d’Europe concernés ce qui a permis, d’ailleurs, au Professeur Pellerin d’en user pour déclarer,contrairement à la simulation ci-proposée, que le nuage s’était arrêté aux frontières. Mais passons. Pourrions nous demander à l’IRSN, comme l’a fait récemment la commission européenne à Monsanto, lui demandant de fournir ses données expérimentales d’études sur les rats et le MON 810, laquelle entreprise Monsanto a réagi en disant que, si on lui demandait cela, elle quittait le continent européen, peut-on, donc, demander à l’IRSN, de fournir les données météorologiques de 1986, suffisamment précises, pour lui permettre de constituer son fameux modèle ?

La validité avancée du modèle présenté est donc liée à un « résultat acquis » !!!! de mesures, en Europe, au cours de la période concernée.

Il semble évident qu’il faut poser la même question : l’IRSN est-elle en mesure de rendre publics les mesures concernant le Césium 137 réalisées dans toute l’Europe, ayant permis de «  qualifier  » le modèle ?

Qualifier, quel joli mot, vide de sens. La science et l’expertise seraient-elles construites sur des modèles informatiques incontrôlables, basés sur des données dont il est évident qu’elles sont, si ce n’est parcellaires, du moins incontrôlables, et bidouillables pour valider correctement le modèle.

Quelle science est-ce là ?

Les auteurs de ce dossier savent pertinemment qu’il est chose courante de s’arranger avec les données pour que les modèles proposés paraissent « qualifiés ».

Venons en à la conclusion, après description des déplacements variés des « polluants » (qualificatif de l’IRSN s’appliquant à des molécules radioactives qui vont tuer des gens) :

« L’IRSN a en outre établi que les dépôts au sol de contaminants radioactifs n’ont été significatifs sur le territoire français que là où les pluies d’averse ont lavé l’atmosphère, avec des conséquences négligeables pour la santé, compte tenu, en particulier, de modes d’alimentation faisant en général appel à des produits d’origines géographiques très variées. »

Circulez, bonnes gens, aucun problème de santé, aucune explosion de cancers de la thyroïde, de maladies cardiovasculaires radio induites, etc... NON !!! RIEN, Conséquences négligeables pour la santé, on vous dit. Rien, mais rien, rien de rien. Vivent les produits d’origines géographiques très variées !!!

Que dire de ce tissu de verbiage pseudo scientifique. Comment peut-on avoir fait des études, travailler dans des organismes d’État, censés « protéger » la population, et mentir ainsi. Que peut penser le citoyen ordinaire, confronté à de multiples atteintes à la santé, de soi même, de ses proches, de ses enfants, du fait de la contamination omniprésente, que peut-il penser, donc, du « scientifique » qui lui dit « circulez, il n’y a rien à voir, vos maladies sont psychosomatiques, dormez bien, braves gens ! » Comment peut-on avoir grandi dans l’esprit des lumières, et être devenu un sale type, qui fait tout pour plaire au lobby, lequel le fait croûter à condition qu’il soit un esclave fidèle ? Comment peut-on ? Comment peut-on ne pas se révolter ? Il est encore temps, scientifiques de l’IRSN, du CEA, de l’ANDRA, … révoltez-vous contre ce crime.

Mais l’affaire n’est pas terminée pour autant.

Si l’on s’intéresse à l’article encadrant cette vidéo si promotionnelle de l’atome finalement très gentil article IRSN Tchernobyl, il apparaît d’autres horreurs.

Tout d’abord, la référence à l’iode 131. On lit, à propos du lait : « la période radioactive courte de l’iode 131 (8 jours). ».

La référence à 8 jours concerne la demi-vie de l’iode 131, qui fait qu’au bout de 8 jours, la moité des atomes d’iode 131 radioactives se sont désintégrés. Ils sont extrêmement radioactifs, et on considère qu’il faut environ 10 demi vies (½)10 pour qu’il n’y ait quasiment plus d’atomes radioactifs, soit environ 80 jours. La phrase citée de l’IRSN est à condamner devant les tribunaux. Sur leur site public, il est donc dit implicitement, qu’au bout de 8 jours, il n’y a plus de danger pour ce qui est de l’iode, alors que ce danger se perpétue sur environ 3 mois. Sachant que l’accident majeur est imminent, ce type de déclaration est hautement condamnable !!

Un peu plus loin, on trouve :

« À partir de 1987, la contamination des productions agricoles est liée à l’absorption par les racines des plantes, du césium 137 et du césium 134 présents dans les sols. L’activité est alors beaucoup plus faible et diminue régulièrement au fil des années. »

Bon, là on passe au Césium. Pour information objective, et vérifiable, le Césium 134 a une demi-vie de 2 ans et le Césium 137, un des plus importants produits de fission de l’uranium, a une demi-vie de 30 ans.

Donc, si en 2006 (20 ans après le début des rejets = 10 demi-vies), il n’y avait plus que traces dans l’environnement du Césium 134, il reste en 2016, soit 30 ans après Tchernobyl, la moitié de la quantité considérable de Césium 137 disséminé par le désastre ukrainien.

Dire alors que « L’activité est alors beaucoup plus faible et diminue régulièrement au fil des années. »,de la part de scientifiques censés nous protéger relève réellement des tribunaux. C’est une honte absolue.

On trouve enfin, en conclusion :

« Enfin, la dose efficace reçue par une personne qui resterait plusieurs heures (bivouac ou sieste, en position allongée) sur un des « point-chauds » d’altitude décrit précédemment, recevrait une dose de quelques dizaines de µSv. Ceci correspond à peu près à la dose reçue pour un aller-retour Paris-Marseille en avion liée au rayonnement cosmique naturel, beaucoup plus important en altitude. »

Là encore, il s’agit d’une pure forfaiture. L’IRSN, usant de ’habituel marronnier des rayonnements cosmiques, semble oublier la différence entre irradiation et contamination. Le problème sanitaire majeur posé par l’accident de Tchernobyl, entre autres, n’est pas lié uniquement à l’irradiation MAIS à la contamination des sols et de la végétation. Les personnes habitant dans des régions contaminées respirent l’air, absorbent des aliments, de l’eau contenant des radionucléides, lesquels agissent sur les cellules et l’organisme au plus près. Cela n’a rien à voir avec l’irradiation naturelle que l’on peut subir en avion. Dire cela, lorsqu’on est un scientifique, au plus haut niveau d’information sur les effets délétères de la contamination, relève, également, des tribunaux. En niant les effets sur la santé, en l’occurrence le désastre de Tchernobyl, non encore terminé, ces scientifiques manipulateurs devraient être traduits en justice.

Nous finirons cette partie par un commentaire sur le logo IRSN : « faire avancer la sûreté nucléaire  ! ».

Étant donné ce qui précède, cette maxime peut être assimilée au cynisme le plus absolu.

B) Les verres nucléaires :

Cette partie a été longuement commentée sur le site de la coordination anti-nucléaire du Sud-Est. Le discours ambiant du CEA, face aux difficultés de rendre compte à l’opinion de l’impasse technique et technologique de la production de déchets radioactifs ingérables, au sens de l’échelle de notre espèce, par la filière atomique, consiste à trouver, chercher, des solutions, pour convaincre le vulgum pecus que :

- le nucléaire est la bonne solution,

- les scientifiques maîtrisent le problème des déchets.

Or, la coordination anti-nucléaire du Sud-Est a mis en défaut, si ce n’est ridiculisé ces prétentions.

Non seulement, le nucléaire est tout, sauf la bonne solution, mais les études concernant les déchets, la prétention, l’orgueil démesuré de nos scientifiques, à contrôler, gérer, maîtriser ce problème insoluble. Nos scientifiques sont les meilleurs du mooooonde ! Et on va résoudre tous les problèmes.

Sauf que :

Les études concernant les verres nucléaires, leur longévité, telles que produites par le CEA, ont été ridiculisées par les analyses citoyennes de citoyens ordinaires, un peu éclairés.

On trouve ici, sur le site de la coordination anti-nucléaire du Sud-Est, les travaux citoyens qui ont conduit le lobby, pris en défaut sur ses propres publications scientifiques, à s’attaquer à cette coordination anti-nucléaire du Sud-Est, incapable qu’ils sont de répondre aux arguments scientifiques qui leur sont opposés, à attaquer ce site en « diffamation » sur des sujets totalement accessoires.

Lest travaux de la coordination anti-nucléaire du Sud-Est sur le sujet des verres nucléaires, et des publications du CEA, de l’ANDRA et de l’IRSN :

Pourquoi-maintenant-pourquoi-nous

Vitrification

on nous ment

Manipulations scientifiques

C) L’argilite de Bure :

En septembre 2013, un citoyen militant antinucléaire publie sur « dailymotion », une vidéo . Elle montre que l’argilite de Bure , ( le site choisi en Champagne pour accueillir les déchets radioactifs, entre autres, de toutes les centrales atomiques et des sites de production d’uranium enrichi) , plongée dans un verre d’eau, se décompose en graviers en 16 mn.

La vidéo : expérince argilite de Bure et de Tournemire

Alertée sur le problème, l’IRSN produit un texte justifiant le fait. Face à une microfissure, l’argilite, si on résume le propos, serait « auto-réparable ».

La coordination anti-nucléaire du Sud-Est, devant un tel phénomène mystique, s’intéresse alors au sujet, sur le plan scientifique et interroge l’IRSN :

Questions à l’IRSN

Aucune réponse, mais , au bout d’un temps, nous dirons « certain », un courriel d’un responsable :

Le 21/02/2014 à 11:46, LEMOINE Flavien a écrit :

Bonjour Monsieur,

 

J’ai bien pris note des questions que vous nous avez formulées, cependant, compte tenu des nombreuses sollicitations actuelles sur la thématique du stockage géologique des déchets radioactifs, nous ne sommes malheureusement pas en mesure de vous répondre par écrit dans un délai court. Pour faire face à ces sollicitations, nous mettons en place un dispositif qui consiste à collecter l’ensemble des questions que nous recevons du public afin d’y répondre périodiquement via des mises à jours de notre site internet dédié aux déchets (http://www.irsn.fr/dechets/Pages/Home.aspx). Ceci permet notamment de faire partager, avec le plus grand nombre, à la fois les questions du public et les réponses des experts de l’IRSN concernant le sujet du stockage géologique des déchets radioactifs.

 

Néanmoins, si vous le souhaitez, une autre solution qui pourrait être mise en place avec un délai plus court est également envisageable. Il s’agit de vous proposer de venir échanger avec nos experts sur notre lieu de recherche, la station expérimentale de Tournemire localisée dans le Sud Aveyron. Nous disposons sur place d’un matériel sur forme de transparents, de posters et de plaquettes qui devrait nous permettre d’apporter des éléments de réponse à vos questions. Je reste à votre disposition pour discuter de cette proposition.

 

Bien cordialement

 

Flavien LEMOINE

 

Pôle RadioProtection- Déchets- GEosphère

Chef du Service de Recherche sur les Transferts dans la Géosphère

BP 17 - 92262 Fontenay-aux-Roses cedex – France

(  : XXXXXXXXXXXX

7  : XXXXXXXXXXXX

š  : XXXXXXXXXXXX

 P Adoptez l’éco-attitude.

N’imprimez ce mail que si c’est vraiment nécessaire

 

Comme on peut le voir, « circulez, …. ». On peut d’ailleurs constater que, 2 ans plus tard, sur le site de l’IRSN consacré aux déchets, tel que fourni dans le courriel de Flavien Lemoine, rien sur la réponse à la question simple posé par la coordination. Il apparaît, en fait, que tous ces scientifiques, sur un projet aussi colossal que l’enfouissement de déchets d’une durée de vie radiotoxique de centaines de milliers d’années, n’ont même pas étudié l’influence d’une source perturbante sismique amenant de l’eau sur le « coffre-fort géologique » supposé tel que présenté pour l’argilite de Bure.

Les seules études sismiques recensées sur le site concernent la construction,et les travaux d’excavation. Tant de scientifiques incapables ?

Non, certainement non.

Voila ce qu’on trouve sur le site de l’IRSN :

http://www.irsn.fr/FR/expertise/avis/avis-dechets/Pages/Avis-IRSN-2013-00057-Andra-Cigeo-IEER.aspx#.V-o6TMmXb0F

L’ensemble des travaux de ces organismes consiste à prouver, contre vents et marées, contre science et évidence, que la solution préconisée, quelles que soient les objections, est la bonne.

D’autres ont soulevé des problèmes aussi graves, géothermie, incendies possibles dans le « centre d’enfouissement » aux conséquences gravissimes pour l’environnement, mais baste, on nie, on ignore, on contourne. Est-ce cela, nos scientifiques, des manipulateurs ?

Cela est d’autant plus ignoble que, contrairement à d’autres scientifiques confrontés à des réalités plus proches (accident, cancers radio induits... ), les scientifiques de l’ANDRA, soutenus par l’IRSN, ne seront plus là quand les radionucléides des HA VL envahiront l’environnement et contamineront à jamais le monde de leur descendance. Eh oui, après moi le déluge, c’est devenu l’éthique de nos élites scientifiques.

III) Les organismes lobbyistes dans lesquels officient TOUS nos scientifiques, et la doctrine ALARA, l’IRSN et les « faibles doses » :

Le merveilleux livre d’Yves Lenoir, « La comédie atomique », aux éditions « La découverte » nous renseigne abondamment sur les organismes occultes, internationaux et nationaux, qui gouvernent le monde, au moins en ce qui concerne l’atome.

Sur le plan international, la CIPR (ICRP in english, International Commission on Radiological Protection) dirige le monde en matière de nucléaire. La France, via un organisme quasi occulte, le CEPN (Centre d’étude sur l’Evaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire, créé en 1976 ) site internet : le CEPN) a, comme membres, 4 structures, EDF, l’IRSN, le CEA, et AREVA. Le CEPN dirige le « comité 4 » de la CIPR, celui qui est chargé de l’application des recommandations promulguées par ses « scientifiques », c’est dire que que le CEPN dirige le monde en matière de nucléaire, la CIPR étant la voix « scientifique » de l’AIEA.

Si la lecture de l’ouvrage d’Yves Lenoir est ô combien instructive, il nous suffit ici de préciser en quoi nos organismes nationaux, avec au cœur l’IRSN, et donc l’ASN, sont les promoteurs de la doctrine ALARA, et en quoi cette doctrine est condamnable au sens des droits de l’homme.

Qu’en est-il donc de cela ?

ALARA : « As Low As Reasonably Achievable, taking into account economic and societal factors » (aussi faible que raisonnablement réalisable, en prenant en compte les facteurs économiques et sociaux).

Cette doctrine est toujours d’actualité brûlante pour cet organisme quasi occulte, qui en porte les principes, que nous allons expliciter :

Pour les protagonistes de l’atome, le seuil de radiations reçu doit donc être dans la zone minima d’une courbe économique qui mesure les coûts de la prévention en rapport avec ceux des coûts/conséquences des maladies dues à l’atome. (Les morts rapides, en cas d’accident, au moins, ne coûtent rien ou beaucoup moins !!!).

Les responsables de la sûreté soumettent donc la vie et la santé des gens à des critères purement économiques, dans une équation coût/bénéfice.

En nous faisant croire qu’ils sont garants de notre sûreté, ils nous trompent. Il ne sont là que pour encadrer, en essayant de le contrôler économiquement, les malades et les morts présents et à venir qu’ils provoquent.

IV) L’IRSN, les faibles doses et MELODI :

Sur le site de l’IRSN, on trouve ici la « création » du groupe européen « MELODI », présidé par notre cher Jacques Repussard, directeur général de l’IRSN :

http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Organisation/Collaborations/Melodi/Pages/structure-Melodi.aspx#.V-pFH8mXb0E

Cette « création » date de 2009 !

Depuis le début des années 2000, nombre études internationales démontrent l’implication des faibles doses de radioactivité, autour des installations nucléaires, dans l’augmentation statistiquement représentative de cancers et autres maladies radio induites. Elles sont décrites, par exemple, dans le témoignage de Michel Fernex repris par la coordination anti nucléaire du Sud-Est :

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/plainte-Areva/Attestations_proces/Attestation_Michel_Fernex.pdf

L’IRSN se réveille donc 10 ans plus tard, et met en place une « structure associative .... Son objectif principal est d’aider à la structuration et à la mutualisation des moyens dédiés aux recherches effectuées sur cette thématique au niveau européen ».

Vraiment, bravo, Madame IRSN ! Mutualiser des moyens, aider, structurer et … laisser mourir les gens.

Sur les faibles doses radioactives,, il apparaît, dans les diverses études mondiales, que fixer des seuils n’a d’ailleurs pas de sens, car le « débit de dose » a un rôle déterminant dans l’apparition des maladies. La « relation linéaire sans seuil » est donc un concept inopérant, basé sur aucune étude fiable, mais uniquement sur un présupposé.

Le même Jacques Repussard, directeur général de l’IRSN, précise que ce concept (relation linéaire sans seuil) est « très protecteur » … « mais anxiogène puisqu’il laisse entendre qu’il n’y a pas de dose sans effet ». Autrement dit, il ne faut pas dire la vérité car cette vérité fait peur !
Il n’hésite pas à déclarer, à partir d’un simple postulat : « Les niveaux de contamination ont fortement décru, ce qui permet d’envisager un retour progressif d’habitants de zones évacuées ». Car, bien sûr, il n’y a plus que … de faibles doses, et il peut suffire aux habitants de … rester et aux autorités « de les accompagner pour limiter les expositions aux rayonnements ionisants. » !!

On trouve également une phrase particulièrement révélatrice, toujours du même Jacques Repussard : « ce qui suppose de savoir si l’on applique le risque zéro - 1 millisievert d’exposition par an, conforme au principe de précaution - ou une norme de sécurité reconnue - par exemple, 20 millisieverts - qui peut cependant toujours être contestée. Bref, je m’interroge aujourd’hui sur ce qui serait le moins mauvais compromis pour prévenir correctement les risques radiologiques tout en évitant le coma économique et social. ».
Voilà énoncé le véritable objectif des institutions nationales et mondiale liées au nucléaire ! Que le business puisse continuer à tout prix quel que soit le prix en vies humaines.

Nous doutons que, par exemple, les parents, habitant au voisinage de centrales atomiques françaises, d’enfants atteints de leucémies radio induites apprécient le terme de « prévenir correctement les risques radiologiques tout en évitant ... ».

Par ailleurs ,le CERI (Comité Européen sur le Risque de l’Irradiation (CERI) a publié en 2003 un rapport extrêmement documenté (Éditions Frison-Roche ISBN 2-87671-449-3), basé sur de nombreuses études internationales, relatives aux « effets sanitaires de l’exposition aux faibles doses de radiation ionisante  ».

Dirigé par Chris Busby, le CERI démontre, entre autres l’absence totale de validité des calculs de « niveaux de dose » par les experts « officiels », 100 à 1000 fois plus graves que prévu par ceux-ci.

Basé sur des études internationales, et d’une rigueur scientifique exemplaire, ce rapport démontre que le nucléaire, c’est 61 millions de morts et 123 millions de cancers de 1945 à 1989. En outre les radiations ont induit une importante mortalité néonatale et fœtale (3,4 millions).

Que fait l’IRSN après publication de ce rapport ?

Eh bien, en 2005, soit 2 ans plus tard, une critique du travail du CERI ici :

http://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/Documents/radioprotection/IRSN_Avis_rapport_ceri_2005.pdf

Et, le comble pour un organisme dont nous venons de voir l’absence totale de rigueur dans ses publications, l’IRSN critique quoi ? Les effets sanitaires des faibles doses ? Le nombre de morts ?

Eh bien non. Au prix de quelques arguties qui feraient pâlir nos politiciens, bricolant les chiffres, et les tableaux pour montrer des « contradictions », c’est de la validité scientifique du rapport qu’il serait question !

Et donc, on laisse les faibles doses continuer leur œuvre délétère, et on se réveille, quelques années plus tard, de … « mettre en place une structure associative … d’aider à la structuration...  ».

Tout cela ne provoque que dégoût !

http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20140224.OBS7523/fukushima-il-faut-donc-en-tirer-au-plus-vite-des-lecons.html

http://www.actu-environnement.com/ae/news/fukushima-zone-radioactive-habitants-retour-contamination-evacuation-irsn-criirad-26378.php4

V) Les avis de l’ASN, la santé publique, et le danger imminent :

Il faut ici mettre en cause directement le rôle de l’ASN, et ses « avis », « recommandations », …

Prenons l’exemple de Fukushima.

Après l’accident atomique majeur, l’IRSN est dépêchée sur les lieux, et l’ASN édicte une série de mesures dites « post Fukushima ».

Qu’est-ce que cela peut donc signifier ?

1°) Que si ces mesures sont intégralement appliquées, il n’y aura jamais d’accident en France. Que nenni ! puisque Monsieur Chevet et son prédécesseur Lacoste continuent à clamer que l’accident majeur est possible en France !

2°) Qu’avant que ces mesures (lourdes et coûteuses) soient toutes appliquées, un Fukushima sur Rhône, sur Seine, sur Loire, … peut survenir à tout moment ?

3°) Que ces mesures ne sont là QUE pour justifier la poursuite sans vergogne des activités atomiques, et pour montrer que l’ASN sert à quelque chose. C’est sans doute cette réponse qui est la plus appropriée.

Car, en effet, si l’ASN arrive à imposer telle ou telle réparation, à arrêter pour un temps tel ou tel réacteur, JAMAIS l’ASN ne protège la population et ne dirige notre pays, au rebours de tous nos voisins, vers l’arrêt de toutes ces installations de mort. Les exploitants racontent des salades. L’ASN pique une (« fausse ») colère. Ils ne respectent pas les avis, baste ! L’ASN ne dit pas :

«  Avec ces gens là, ces exploitants, aucune sécurité ne peut être garantie, j’ordonne l’arrêt de ces installations pour garantir la sécurité de la population et, de toutes manières, même s’ils étaient idéaux et parfaits, rien ni personne ne peut garantir la sécurité de la population et que l’accident imprévisible ne sera pas là demain, sous mon mandat, entraînant la désolation et la mort ».

Eh non, on ne dit pas ça, quand on est président de l’ASN. On donne des délais, on réfléchit, on dit que on prendra la décision plus tard (cuve de l’EPR, prolongation des centrales, …) et on finit par accepter l’inacceptable, car c’est ainsi que ça se passe toujours. Les politiques ont vendu l’EPR aux anglais, et ont déjà décidé la prolongation des centrales, et l’ASN ne fera rien, se couchera, et ses rodomontades n’ont malheureusement d’autre but que de faire dire aux gens. « Ah, c’est bien, l’ASN s’occupe de nous et nous protège. »

VI) Le CEA, l’accident qui vient, et les « renouvelables » :

Renouvelables quasi absents de l’organigramme du CEA.

S’agissant, non de développer la recherche sur les énergies alternatives, mais de se préparer à l’accident majeur, le CEA travaille à des solutions pour évacuer, éliminer, par l’organisme, les radionucléides ingérés lors de la contamination :

http://prositon.cea.fr/drf/prositon/Pages/Thèmes/Traitements.aspx?Type=Chapitre&numero=4

Les études sur les sangliers bavarois contaminés en Bavière, avec du sel de Giese (dérivé du bleu de prusse préconisé par le CEA) en vue de réduire le taux de radiations de ces animaux afin de les rendre commercialisables semble avoir inspiré le CEA.

….....

VII) Statuts de l’Andra

L’Andra a été créée au sein du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) par un arrêté du 7 novembre 1979. Douze ans plus tard, l’article 13 de la loi du 30 décembre 1991 rend l’Agence indépendante et lui confère le statut d’établissement public industriel et commercial (EPIC).

On peut légitimement se demander pourquoi EPIC ?

Dans wikipedia, on peut lire :

« Le budget est alimenté par des ressources propres qui sont notamment constituées :

  • des produits d’exploitations tirés du ou des services rendus contre rémunération
  • des libéralités
  • des emprunts
     »

Quels sont les produits d’exploitation de l’ANDRA ? Comme la SNCF, l’ANDRA vend-elle des services, et lesquels, et surtout à qui... ?

Annnexe :

CEPN :

Dans cet article récent (26 avril 2016) du CEPN :

http://www.cepn.asso.fr/home/15-publications/communications/179-radiation-protection-culture-in-the-french-nuclear-industry.html

on peut lire :

« Development of the ALARA culture in the French nuclear industry

In the French nuclear industry, the development of the ALARA approach was mainly introduced at the end of the 80s and beginning of the 90s by EDF when major maintenance jobs had to be performed on the fleet, such as steam generator replacements or replacement of reactor vessel heads, contributing to a significant increase of the collective and individual doses. The implementation of a structured ‘ALARA programme’ at the corporate and plant level of the utility was thus initiated to maintain exposures at a “reasonable” level. It led to the development of training programmes aiming at developing a radiation protection culture among the different professionals involved in the preparation and implementation of maintenance activities as well as increasing the sharing of feedback experience to favour the continuous improvement of the radiological protection. The main challenge was to involve not only RP professionals in the ALARA process, but also other categories of professionals such as chemists, mechanics, planners,…, whose job has an impact on the radiation protection of exposed workers.

In addition to the training programme, a specific ALARA organisation was implemented with a strong support of the utility management. Based notably on the creation of ALARA committees and working groups dedicated to dose reduction for particular activities or professionals as well as on the allocation of responsibilities regarding RP objectives, this new organisation favoured the involvement of the various stakeholders in the elaboration of ALARA action plans for the short, medium and long term.

All these actions contributed to a significant reduction of the collective and individual exposures :

  • The collective dose decreased from 2.3 person.Sv/reactor per year in the 90s to around 0.7 person.Sv/reactor per year in 2015.
  • The average annual individual dose on the whole fleet (EDF and contractors) decreased from more than 4 mSv/y in the 90s to less than 1 mSv/y in 2015, together with a decrease of the number of highest exposed workers.
    Currently, the main challenges related to radiation protection culture in the French nuclear industry are associated with three main issues : ageing of NPPs and renewal of staff, decommissioning, and design and construction of new installations.

 »

Soit, en français :

« 
Développement de la culture ALARA dans l’industrie nucléaire française :


Dans l’industrie nucléaire française, le développement de la démarche ALARA a été essentiellement mis en place à la fin des années 80 et au début des années 90 par EDF lorsque les principaux emplois d’entretien ont dû être effectués, comme le remplacement des générateurs de vapeur ou le remplacement du couvercle de la cuve du réacteur, ce qui contribue à une augmentation significative des doses collectives et individuelles. La mise en œuvre d’un « programme ALARA » structuré à utiliser au niveau des entreprises et des centrales a donc été initié pour maintenir l’exposition à un niveau
« raisonnable ». Elle a conduit à l’élaboration de programmes de formation visant à développer une culture de protection radiologique entre les différents professionnels impliqués dans la préparation et la mise en œuvre des activités de maintenance ainsi que d’accroître le partage des expériences de rétroaction pour favoriser l’amélioration continue de la protection radiologique. Le principal défi était d’impliquer non seulement les professionnels de la RP dans le processus ALARA, mais aussi d’autres catégories de professionnels tels que les chimistes, les mécaniciens, les planificateurs, ..., dont le travail a un impact sur la protection radiologique des travailleurs exposés.


En plus du programme de formation, une organisation spécifique ALARA a été mise en œuvre avec un fort soutien de la gestion des services publics. Sur la base notamment de la création de comités ALARA et de groupes de travail dédiés à la réduction de dose pour des activités ou des professionnels particuliers, ainsi que sur la répartition des responsabilités en ce qui concerne les objectifs de RP, cette nouvelle organisation a favorisé l’implication des différentes parties prenantes dans l’élaboration des plans d’action ALARA pour à court, moyen et long terme.


Toutes ces actions ont contribué à une réduction significative des expositions collectives et individuelles :
_ La dose collective a diminué de 2,3 « person.Sv/reactor » par an dans les années 90 à environ 0,7 « person.Sv/reactor » par an en 2015.


_ La dose individuelle annuelle moyenne sur l’ensemble du parc (EDF et entrepreneurs) a diminué de plus de 4 mSv / an dans les années 90 à moins de 1 mSv / an en 2015, avec une diminution du nombre de travailleurs les plus exposés.


À l’heure actuelle, les principaux défis liés à la culture de la radioprotection dans l’industrie nucléaire française sont associés à trois questions principales : le vieillissement des centrales nucléaires et le renouvellement du personnel, le déclassement, et la conception et la construction de nouvelles installations.
 »

Sauf que, les dernières statistiques officielles de l’IRSN constatent que : « France : 2606 travailleurs du nucléaire victimes d’une radioactivité supérieure à 5 mSv en 2015 » : http://logi103.xiti.com/go.click?xts=410711&s2=3&p=Rapport-Exposition-Travailleurs-2015&clic=T&type=click&url=http://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/Documents/radioprotection/IRSN_Rapport-Exposition-travailleurs-2015.pdf

Et que des médecins et chercheurs constatent une recrudescence de cancers dans la population dont ils voudraient analyser la ou les origines mais que les pouvoirs publics empêchent « Alerte sanitaire : « Épidémie » de cancers de la thyroïde. Près de 300 nouveaux cas de différents cancers du sang en Vaucluse » (le département de Vaucluse Rhône-Durance étant la région la plus nucéarisée d’Europe) :Liens :
en PACA : http://www.cepidc.inserm.fr/inserm/html/index2.htm

en Vaucluse : http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/11/17/L%E2%80%99augmentation-de-l%E2%80%99incidence-des-cancers-de-la-thyro%C3%AFde

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